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--Chapitre II-< Une carrière est une chose merveilleuse mais on ne peut se blotir contre elle la nuit quand on a froid. >--Partie 2--

--Chapitre II-<  Une carrière est une chose merveilleuse mais on ne peut se blotir contre elle la nuit quand on a froid. >--Partie 2--
- Tu joues de la guitare ? Pour de vrai ?
- Oui. Depuis pas mal de temps, déjà...
- Tu me montreras un jour ?
- Peut être.



En fait, non. C'était tout bonnement impossible. Tout simplement parce qu'il n'avait plus touché à sa guitare depuis quatre ans. Il en avait amené une, bien sûr, mais n'y avait jamais touché. Il ne pouvait pas s'empêcher de jouer sans repenser à tout ce qui s'était passé. Comme si, à chaque fois que ses doigts rugueux touchés les cordes, des flashs de sa vie se jetaient sous ses yeux pour venir chambouler ses pensées et écraser son coeur en miettes. Alors, il avait renoncé. Il avait simplement posé sa guitare par terre pour ne plus jamais la toucher. C'était peut être ce qui lui manquait le plus. Peut être même plus que Bill. Cela le désolait de constater que jouer de la guitare pourait lui manquer plus que de voir son jumeau, c'était pourtant une évidence.
Il ne savait même pas s'il serait capable d'en jouer correctement, maintenant. Ca l'attristait de douter de la seule chose qu'il se sentait capable de faire, et de faire bien. Ses doigts avaient garder leur rugueur, mais il ne savait plus vraiment s'il avait encore le coeur à jouer. Ce papillonnement dans son ventre, lorsque ses mains faisaient sortir de jolis sons, il ne savait plus la sensation que cela procurait. Il avait le sentiment de devoir tout apprendre, une deuxième fois. Comme à ses sept ans.




- Tu écoutes quoi comme musique ?
- Je n'en écoute plus beaucoup. Avant, j'écoutais un peu de tout. Et toi ?
- Des vieux trucs surtout. Un peu de tout en fait... Tu faisais quoi avant ?
- Musicien.


Il savait très bien qu'il n'aurait pas du lui en parler. Il le savait plus que tout, autant qu'il se doutait de la question suivante. Pourtant, peut être qu'inconsciemment il voulait lui dire, lui raconter sa vie, lui parler de ses problèmes, et se livrer un peu par la même occasion.



- Pourquoi as-tu arrêté ?
- Jade... Je ne préfère pas en parler.


Il s'en voulait de lui répondre ainsi et de l'écarter de sa vie alors qu'elle y entrait à peine. Il s'y sentait pourtant forcé, comme si le fait de lui dire qu'il était un ancien guitariste d'un groupe de rock internationnalement connu représentait une menace... Et cette impression de culpabilité se renforça lorsqu'il croisa son regard dont ressortait la déception.




- Pas de problème ! Excuse moi, je suis vraiment très curieuse et je pose beaucoup trop de questons.


Elle s'arrêta de marcher, subitement catastrophée pour quelque chose qui lui échappait complètement. Sa question était légitime et la réponse de Tom était quelque peu étrange, pourtant elle s'en voulait. Parce qu'elle savait que tout ce qui se rapprochait de son passé le blessait et lui faisait du mal. C'était comme une évidence. Comme marqué au fer rouge dans son regard. Et elle s'en voulait surtout, parce qu'elle s'attachait à un parfait inconnu qui ne voulait rien dire de lui.
Il souria de son air embété et se figea lorsqu'elle baissa les yeux, se sentant visiblement plus coupable que necessaire. Et il s'en voulut plus que tout, il avait l'impression de lui nuire alors que cela faisait à peine quatre jours qu'ils se connaissaient.



- Hey !



Il leva une main tremblante et la posa sur son épaule. Elle sentit sa peau se rétracter au touché et elle frissona. Elle trouva cela juste agréable, ni plus ni moins.



- C'est pas grave, ok ? Au moins j'ai pas l'impression d'être ininteressant...
- Tu ne l'es pas ! Vraiment pas.



Le silence fut.


Elle le regarda un instant, jonglant de sa pupille droite à sa pupille gauche. Elle se fit la remarque qu'à presque chacune de ses phrases, il y avait un avant. Et il y mettait tellement d'amertume, de regret dans ce petit mot, qu'elle se dit qu'il devait s'être passé quelque chose de grave et boulversant dans sa vie, pour qu'il parle toujours au passé. Ou toujours d'avant maintenant. Ce avant était si vague. Elle ne savait même pas où le situer dans le temps. Mais elle se dit, qu'il correspondait surement avec son déménagement en France, ou même à quelque chose de plus vieux encore. Le déménagement en lui-même, était déjà assez étrange. Il ne faisait rien, ne semblait pas travailler, ni avoir de famille en France. Elle trouvait ça bizarre qu'il se soit retrouvé dans un pays autre que le sien, sans aucune raison apparante.




- Oh! J'ai envie d'une gaufre.
- Je t'invite alors...
- Merci.





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Ils marchaient depuis maintenant presque trois heures, et s'étaient simplement arrêtés pour acheter des gauffres englouties depuis un certain temps déjà. Elle sentit pour la première fois une douleur dans le bas de son dos, ne sachant pas vraiment si elle devait en rire ou en pleurer. Elle ressentit plus que jamais le besoin de s'assoir et s'écroula sur le banc d'un jardin public, en soufflant de soulagement. Il rit de son geste et s'assit près d'elle, à distance convenable. Pour lui du moins...



Trop près pour s'empécher d'être troublée... Pensa-t-elle



Elle le détailla à la lumière du soleil, alors qu'il observait les enfants d'en face batifoler sur des balaçoires. Elle se sentit rougir à le regarder ainsi, sans pour autant réussir à détourner son regard. Elle se sentait presque timide avec lui, comme à ses quinze ans où un garçon plutot mignon venait l'aborder. Elle tentait tant bien que mal de contrôler chacun de ses gestes de peur de ce qu'il pourrait penser d'elle. Son regard la pesait et elle se sentait faiblir sous ses yeux. Elle avait un petit faible pour lui, c'était tout. Elle se dit aussi, plus pour la forme qu'autre chose, que n'importe quelle femme à son contact en aurait un. Elle avait l'impression que son charme pouvait toucher tout le monde et qu'il plaisait, presque malgré lui.




- Tu as toujours vécu à Paris ?
- Oui et très sincèrement je ne me vois pas vivre ailleurs. J'aime profondément cette ville...
- J'aime Paris aussi.
- L'allemagne te manque ?
- Oui, parfois. Je n'y suis jamais retournée depuis que j'ai emmenagé ici.
- J'adore la Bavière. Je me rappelle des rares fois où j'y suis allée. J'étais petite, et pourtant je me souviends de tout. C'est vraiment beau... Pourquoi n'es-tu jamais retourné en Allemagne ?
- Je ne sais pas... Peut être parce que je n'en garde pas d'excellents souvenirs, et que je fuis un peu.
- Ca t'a apporté de venir ici ?



C'était une bonne question. Il se l'était jamais posé et ça sonnait maintenant comme un constat. Il aurait été tenté de dire non. Parce que finalement en venant à Paris, il s'était quelque peu coupé du monde et avait fini par se morfondre et s'enfoncer dans sa déchéance... Pendant quatre ans, il avait fumé joints sur joints, assis sur la moquette de son sombre apartement et n'avait construit aucun port d'attache. Il pourait partir du jour au lendemain. Rien ne le retenait vraiment ici... Pourtant, lorsqu'il croisa son regard, toutes ses pensées s'envolèrent.




- Oui, je pense. Je l'espère en tout cas...



Oui, venir ici lui avait apporté elle, Jade. Il ne la connaissait que depuis peu, mais jamais il ne s'était senti aussi attaché à une femme, exceptée sa mère. Il s'y était attaché et avait l'impression de plus jamais pouvoir la quitter. Parce qu'il y a des gens, on leur parle seulement une heure, on croise leur regard seulement une seconde, et on ne les oublie jamais. Elle lui apportait l'attention et l'affection qui lui avaient manqué pendant plus de quatre ans.



- Si tu réponds comme ça, ça t'aura donc apporté une chose.
- Laquelle ?
- L'espoir.



Avec ce simple mot, il avait l'étrange sentiment qu'elle venait d'arracher les pages de quatre ans d'existence. Ou plutot de non-existence. Elle tourna la tête vers lui et ils s'adressèrent un sourire complice. Jade n'avait jamais eu l'impression d'être sur la même longeur d'onde qu'un homme, pas même son père. Et aujourd'hui, à cet instant, alors que les cris, les rires des enfants se faisaient entendre et que le soleil hivernal de cette fin de journée déposaient sur eux ses plus beaux rayons, elle l'était pour la première fois avec lui.






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Ils traversaient les quais, s'arêtant de temps à autres devant la Seine dont la robe verdatre scintillait au soleil. Jade le sourire aux lèvres, en reconnaissant Wainting on an angel ~ de Ben Harper, pressa le bras de Tom, lui intimant de s'arrêter. Elle mima les paroles du bout des lèvres en regardant avec admiration le musicien solitaire dont les fines mains courraient sur sa guitare. Elle ressentait une soudaine plénitude que seule la musique pouvait lui procurer, et bien que cela l'attristait profondément, elle s'était, il y a longtemps, rendu à l'évidence que personne ne pourrait lui procurer une telle sensation à part la musique. L'être humain l'avait toujours déçu et elle avait, déjà petite, choisi la compagnie de quelque chose d'abstret.


Dans un autre esprit, un match se jouait. Un esprit où la plénitude a perdu sa place des années auparavant et où tout n'était qu'un combat perpétuel d'idées plus noires et mélancoliques les unes que les autres. Tom ne laissait rien paraitre, pourtant au plus profond de lui-même, quelque chose s'était déclenché. C'était l'affrontement d'idées opposées qui ne cessaient de s'attirer. L'envie nouvelle de rejouer de la guitare et la peur de replonger dans cette spirale dont il essayait de se détacher. Il aurait voulu se jeter, là, maintenant, du pont sur lequel il était, pour ne plus avoir à subir tout ça. C'était une lutte de tous les instants dont il s'était avoué vaincu il y a si longtemps. La lutte contre lui-même était perdue, Tom se sentait vaincu, KO. L'impression de se sentir bien qu'il avait ressenti après être sorti de se restaurant n'existait plus, et pire, s'était envolée.




La chute.



Il s'était habitué à la douleur. Il s'était habitué à tomber. Pourtant, jamais l'impression de plus jamais pouvoir se relever ne lui est apparu si forte. Il se sentait capable de courir, rejoindre le dealer qui le fournissait et prendre une dose d'héroïne qui pourrait l'achever. Il sentit les larmes lui montaient aux yeux et lutta pour ne pas pleurer. Au lieu de cela, il partit sans même attendre Jade. Il souffla un grand coup, se maudissant d'être aussi faible, aussi faible que son putain de frère jumeau qui le tuait sans même s'en rendre compte.



Jade tourna la tête, ne sentant plus la présence de Tom à côté d'elle. Elle le vit s'éloigner d'elle et fronça les sourcils d'incompréhension. Elle plongea en vitesse une main dans son jean et en sortit quelques pièces qu'elle jeta dans un chapeau, aux pieds du musicien. Elle courrut jusqu'à rattraper Tom qui marchait toujours plus vite.



- Pourquoi tu es parti ?
- Je déteste cette chanson !



Il shouta dans un caillou et ralentit un peu la cadence. Jade s'étonna de son ton froid et distant. Elle lui saisit le poignet, le faisant s'arrêter. Il se mordit la lèvre comme un petit garçon pris en faute. Il s'en voulait d'être d'humeur si changente avec elle. Mais il s'était resou à se dire qu'elle ne pourrait pas comprendre et qu'ils feraient mieux d'en rester là. Elle se posta devant lui et croisa les bras, lui demandant silencieusement une excuse valable. Il baissa les yeux devant son regard accusateur et eut une pensée pour sa mère qui agissait à l'identique lorsqu'il était petit.



- Alors ?
- Je... Rien. Ca va pas, c'est tout. Est-ce qu'on peut rentrer maintenant ?



Son ton se fut presque supliant et elle se sentit prise au dépourvu. Elle le regarda longuement en se demandant ce qui ne tournait pas rond chez lui.


- Très bien. Je te racompagne ?
- Non, je pense que tu es sur mon chemin, j'habite au bout du boulevard.
- D'accord.



Ils s'engagèrent donc dans le boulevard Saint-Germain, en silence. Les efforts qu'elle avait fourni pour qu'il souvre ne serait-ce qu'un peu lui semblèrent vains et inutiles, ils étaient revenus au point de départ. Et ce putain de silence qui persistait, l'énervait plus qu'autre chose. Elle sentit la gène, le malêtre de Tom et elle était sur le point de s'arrêter pour lui tirer les vers du nez lorsqu'ils arrivèrent devant la résidence où elle habitait.




- J'habite là.




C'était joli et coquet. Le petit immeuble était situé entre une pharmacie et un cabinet dentaire. Les murs en pierres blanches vieillies par le temps donnaient l'impression de sortir tout droit d'un voyage vers l'Antiquité. Jade était riche, c'était indéniable.




- Très bien. A bientot, alors.
- Au revoir.



Il déposa timidement une bise sur chacune de ses joues et attendit qu'elle entre dans le hall de l'immeuble. Elle composa le code d'entrée et posa une main manicurée sur la poignet dorée et ouvrit la lourde porte en verre. Elle attendit quelques secondes avant de ressortir. Et dans le soleil qui se couchait peu à peu, elle regarda Tom redescendre le boulevard. Pourquoi avait-il fait demi tour, s'il habitait tout au bout du boulevard ? Elle souffla de déception et se rendit à l'évidence.




Tom mentait.






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Il claqua la porte d'entrée et souffla longuement avant de jeter les clés négligeament sur le meuble dans l'entrée. Il traversa le couloir de son petit apartement et entra dans sa chambre, toujours plongée dans cette pénombre habituelle qu'il trouva réconfortante, pour la première fois. Il ne restait jamais longtemps dehors, à la lumière du jour. Habituellement, lorsqu'il sortait, le jour déclinait. Et depuis des mois il n'avait pas passé une journée entière dehors, jusqu'à aujourd'hui. Il s'assit, à même le sol, fatigué de ce combat constant contre ses sentiments, et laissa tomber sa tête sur son lit défait. Il retira ses chaussures d'un coup de pied et porta une main à son front. A croire que la douleur mentale ne lui suffisait plus, il se payait maintenant une migraine. Il se leva difficilement et franchit la salle de bain pour se jeter de l'eau fraiche sur le visage. Il alluma la lumière et releva la tête, en s'appuyant sur le lavabo. Il croisa son reflet et soupira. Qu'était-il devenu ? Il se posait souvent cette question en se regardant dans le miroir. Lui qui avait tant brillé des années plus tot, lui qui avait été tant adulé, était devenu l'ombre de lui-même. Tom Kaulitz n'existait plus. Depuis bien longtemps déjà...



Il avait pourtant eu l'impression de revivre aujourd'hui. Tout ses espoirs s'étaient effondrés en regardant ce jeune muscien, guitare à la main, chantait avec acharnement, comme le faisait son frère jumeau auparavant. Son frère jumeau, parlons-en de celui-là. C'était la plus grande source d'emmerdements qu'il n'ait jamais connu dans sa vie. Même à des centaines de kilomètres de lui, ce con arrivait encore à le faire chier. En venant en France, Tom avait espéré pouvoir se reconstruire un semblant de vie normale, où il pourait oublier toute la rencoeur qu'il éprouvait pour son jumeau. Pourtant c'était l'effet inverse qui s'était produit. Inconsciemment, même s'il n'avait pas envie de le revoir, il aurait voulu que Bill l'appelle, vienne le chercher, qu'il se batte pour eux. Et il ressentait cette absence de réaction comme un abandon de sa part, ce qui renforçait plus que de raison sa rancoeur pour lui.




Il retourna dans sa chambre et se figea en regardant la moquette grise. Elle était là, gisant sur le sol, à presque le narguer d'être atteri ainsi à ses pieds, celle qu'il cherrissait plus que n'importe quoi encore aujourd'hui. Il s'étonnait encore de l'amour démeusuré qu'il portait à ce simple instrument. Pourtant il avait l'impression, sans même la toucher, d'en connaitre chaque courbe, chaque son, chaque sensation, comme s'il ne l'avait jamais quitté. Il s'accroupit et tendit une main tremblante pour en toucher les cordes. Un joli son fendit le silence de la pièce, semblant s'éterniser, décuplant l'envie de Tom de prendre cette guitare. Seulement, il n'en fit rien. Il resta là, accroupi, laissant ses yeux s'embuer de larmes. Il ressentit l'impression d'avoir abandonné la seule chose qui ne le décevrait jamais. Et il s'en voulut.



Il repensa, encore, à son frère jumeau qui ressentait peut être le même sentiment d'abandon en pensant à lui. Après tout, c'était bien lui qui était parti quatre ans plus tot, fuyant comme un voleur, sans rien dire à personne de sa destination. Et alors que des larmes dégringolaient de ses yeux pour venir s'échouer dans son cou, il ressentit comme un tiraillement au fond de lui. Une brulure intense qui ressemblait à de li'mpatience mais qui n'en était pas. Il connaissait cette sensation et elle l'avait tant de fois fait sourire des années en arrière. Là, il s'en voulut. Parce que pour lui cela se revelait être une certitude, son frère ne pouvait pas ressentir ça.




- Merde !



Oh oui merde. Il s'était laissé avoir à son propre jeu, comme un débutant. Lui qui avait prié, imploré, suplié n'importe quel dieu ou force cosmisque qui aurait pu répondre à son appel, se retrouvait là, comme un con. A pleurer un jumeau perdu et un sentiment nouveau. Pas si nouveau que ça pourtant. Il le sentait pas très loin, comme un compagnon de route qui attendrait le moment propice pour faire irruption. Aparament, c'était maintenant. Il ravala sa fierté et laissa cette douce et agréable sensation l'envahir. Il admit même avec évidence ce qui le rongeait depuis maintenant deux heures et qu'il connaissait par coeur pour l'avoir tant ressentit. C'était clair, limpide, presque beau.



Son jumeau lui manquait.



Merde !

# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:17

Modifié le mercredi 13 août 2008 11:30

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