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--Chapitre II-< Une carrière est une chose merveilleuse mais on ne peut se blotir contre elle la nuit quand on a froid. >--Partie 1--

--Chapitre II-<  Une carrière est une chose merveilleuse mais on ne peut se blotir contre elle la nuit quand on a froid. >--Partie 1--
- Une cigarette ?
- Axel ! Tu sais très bien que je ne peux pas...


Oui, elle le savait. Et elle aimait bien rappeler à sa meilleure amie, le plus souvent possible, qu'elle pouvait encore fumer contrairement à elle. Elles étaient toutes les deux acoudées au rebord du balcon du petit apartement de Jade. Il était plus de minuit et le petit ami d'Axel venait de partir en coup de vent en s'excusant de travailler tot le lendemain. Elles s'étaient retrouvées là, comme à leur quinze ans, à presque se sentir coupable de fumer et parler ainsi. Elles ne s'étaient même pas sentis grandir, et à maintenant vingt-sept ans, elles se comportaient encore comme de banales adolescentes.



- Alors, qu'est-ce que tu me racontes ma vieille ?



Si tu savais...


Jade mourrait de dire qu'elle avait bousculé un bel inconnu dans la rue et qu'elle l'avait invité dans un café après l'avoir presque harcelé verbalement. Mais elle ne savait pas si c'était une si bonne idée que ça. Parce qu'en rentrant chez elle, elle avait repensé à tout ça et qu'elle en était venu à la conclusion que cette histoire était carrément étrange. Pour ne pas dire improbable...



- Si je te dis qu'aujourd'hui, après avoir fait exprès de manquer ton appel


Elle se prit un coup dans l'épaule

...Aïe ! J'ai un peu bousculé un mec et que je l'ai retrappé ensuite pour essayer de lui montrer qu'il n'allait pas bien, qu'après ça nous sommes allé boire un chocolat chaud, qu'il est allemand et plutot pas mal, pour ne pas dire canon, et que pour couronner le tout, je lui ai donné mon numéro de portable sur un ticket de métro, tu me crois ?
- Encore ta fameuse lubie de vouloir aider les autres !


Elle hocha la tête d'un air presque dramatique. L'histoire en elle-même n'était pas si impossible, certes. Et même si elle savait que ce mec n'allait pas venir la violer ou la harceler au téléphone, que savait-elle de lui... Si ce n'est qu'il était allemand, qu'il avait une vie un peu compliqué, et qu'à vue de ses dreadlocks et de son air rêveur il devait fumer quelques joints, elle ne savait rien de lui, en fait.


- Ce qui est dingue en plus, c'est que j'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part !
- Vraiment ? C'est peut être tes vies antérieures qui viennent te hanter!
- Oh, Axel ! Arrêtes avec tes conneries de réincarnation! Sois sérieuse deux minutes, s'il te plait...
- Bon. Comment il s'appelle ton bel inconnu ?
- Tom.
- C'est tout ? Pas de nom de famille ou de date de naissance ?
- Non.
- Désolée, mais là je ne peux rien faire pour toi ma chérie !


Elle était déçue mais pas étonnée. Après tout, sa meilleure amie n'était ni espionne, ni agent du FBI. Elle n'avait pas plus de chances qu'elle de savoir pourquoi ce type lui disait tant quelque chose. C'était surement une impression de déjà vu comme il lui arrivait souvent d'en avoir. Rien de plus!

Ou pas...

Si ça se trouve, le ticket de métro imaculé de stylo turquoise avait peut être aterri au fond d'une poubelle. Ce Tom ne la rappellerait surement jamais, et elle, elle était là, à se questionner comme une pauvre collégienne en émoi qui aurait trouvé le pseudo grand amour. Elle se trouvait presque pathétique à se remémorer les traits de son visage. Elle avait beau avoir passer que quelques heures avoir lui, elle se rappelait de son visage dans les moindres détails. Son esprit dessinait presque chaque courbe, ses yeux marrons, son nez droit et franc, ses lèvres charnues et son... Piercing? Ce mec avait un piercing au labret et Jade sourit. Vraiment, ce type était spécial. Dans tous les sens du terme...



- Qu'est-ce qui te fait sourire ?


Elle en était même arrivée à oublier la présence de son amie, le nez suspendue dans l'air. Elles regardaient le ciel comme elles l'avaient fait de nombreuses fois auparavant. Le ciel qui s'était timidement dégagé et laissait briller quelques étoiles.



- Il a un piercing là. Remarqua-t-elle en désigant le coin gauche de sa lèvre inférieure
- Vraiment ?
- Oui.

Axel ria de l'air béat de la jeune femme. Elle se redressa et se tourna vers sa meilleure amie en placant ses poings définitivement fermés sur ses hanches.


- Mais il est si beau que ça ce mec ?
- Oh oui !
- Mais... Beau, juste beau ? Ou beau, vraiment beau ?
- En plus de la beauté, il y a le charme...
- Jade ! Faut absolument que tu me le montres ! Je veux le voir !


Elle sautilla, suplia sa meilleure amie en faisant de grands gestes presque théâtrales, lui proposa tous les chantages inimaginables, comme si sa vie en dépendait.



- Doucement Axel ! Je le connais à peine. Si ça se trouve, il ne va même pas me rappeler...
- T'es beaucoup trop défaitiste ! Moi, je suis certaine qu'il va te rappeler. Personne ne peut résister à ton charme, voyons !
- C'est justement pour cela que je suis encore célibataire ! Ironisa-t-elle
- Je te rappelle que c'est toi qui a plaqué Raphaël. Tu ne seras plus célibataire très longtemps, si tu veux mon avis...
- Arrête de tout de suite penser à ça !
- Ose me dire, les yeux dans les yeux que tu n'y as pas pensé.

Elle s'approcha de Jade et la scruta du regard. Jade tenta tant bien que mal de garder son sérieux, allant même jusqu'à se pincer la lèvre à sang. Elle finit par rire nerveusement et lever les yeux au ciel lorsqu'Axel s'écria victoire.


- Est-ce qu'il te plait ?
- Je ne répondrai pas à cette question.
- Ouais. Surtout que, toutes les deux, on connait déjà la réponse...



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Jeudi 12 Mars, Residence Bonaparte, Apartement 23



Il ne l'avait pas vu depuis trois jours. Ce n'était pas qu'elle lui manquait ou quelque chose du genre. C'était juste qu'il avait envie de la revoir. Envie de discuter avec elle. Envie de la voir batailler à le distraire et le faire parler. Envie qu'elle lui raconte sa vie. Envie de découvrir d'elle des choses que son allure ou son apparance ne laisserait pas paraitre. Il voulait s'émerveiller de ses mimiques et de sa spontanéité. Il voulait la voir comme personne d'autre ne la verrait. Elle était souriante, son regard était vif, pourtant elle paraissait terne, comme lassée. Il voulait savoir pourquoi et peut être même l'aider...

Après qu'elle ait touché sa joue de la sienne et qu'elle ait immité le bruit d'une bise à deux reprises, il est resté là, immobile, à la regarder s'éloigner perchée sur ses hauts talons. Ils lui donnaient beaucoup d'assurance d'ailleurs, ces talons. Il le voyait bien. Peut être, manquait-elle de confiance, se demanda-t-il. Pourtant quand elle lui a presqe courru après, il fut surpris de son audace et se fit la remarque que jamais il n'avait vu quelqu'un aussi déterminé.

Depuis quatre ans, il n'avait pas allumé son portable, et il l'ouvrit le soir-même, en rentrant. Il ne fut pas surpris de voir tous les appels en absence, SMS, messages vocaux ou autre. Il les supprima tous, sans même les lire ou y préter attention. Sauf un. Un seul et unique SMS. De Bill. Il ne l'a pas ouvert, de peur de ce qu'il pourrait y lire. Il a longtemps observé la petite envellope avec Bill écrit à côté. Sans jamais l'ouvrir. Il a simplement ajouté le numéro de Jade à la liste de ses contacts. Contacts dont il n'avait plus aucun souvenir, pour la plupart. Et il a attendu trois jours avant de se décider à l'appeler. Il a attendu que l'envie soit à son paroxysme. Il a attendu le moment où il aurait vraiment envie de la revoir.

Il glissait son doigt sur la petite touche verte sans jamais oser faire une pression dessus. Il ressentait des vagues de stress déferler en lui. Mais du bon stress. Du stress qui laisse deviner que quelque chose de bien est sur le point de se passer. Il appuya sur la touche presque involontairement et regretta aussi tot son geste. Qu'allait-elle penser de lui ? Il pensa même à racrocher et se dit que finalement il devait prendre un risque. Lui qui n'en prenait jamais...

Il était 19h32 et Tom prenait un risque pour la première fois depuis quatre ans.
Première sonnerie.
Il avale difficilement sa salive.
Deuxième sonnerie.
Il souffle pour se donner un semblant de courage.
Troisième sonnerie.
Il glisse lentemnant, à l'aveuglette, son doigt sur la touche rouge, pret à raccrocher.



Puis finalement...



- Allo ?
- Jade ? C'est Tom !
- Ah, bonsoir ! Vous allez bien ?
- Oui merci et vous ?
- Très bien. Je commençais à désespérer et à me dire que vous ne m'appelleriez jamais !
- Comme quoi...
- L'espoir fait vivre !

Il détestait ces proverbes optimistes.
Elle le comprit à travers son silence.


- Si je vous demandais que l'on se tutoie, vous répondriez quoi ?
- Je répondrais oui. Après tout, c'est pas comme si on avait soixante ans !

Il ria spontanément.
Elle l'entendait rire franchement pour la première fois et elle trouva son rire agréable.

- Parfait ! Je déteste vouvoyer les gens. Alors, ta meilleure amie ne t'a pas fait de scandale pour mardi soir ?
- Si ! Mais j'ai l'habitude ! Ca fait plus de vingt ans que je me la coltine !
- Vingt ans ! Ah oui, ça date. Mais tu as quel age ?
- Je parais quel age ?
- Vingt-quatre, vingt-cinq, je dirais...
- Vingt-sept ans !
- Oh ! Idem.
- Vraiment ? Quelle date ?
- 1er Sptembre. Et toi ?
- 24 Juin. Je suis plus vieille !

Il trouva que leur conversation lui faisait penser à celle qu'il aurait pu avoir au collège.
Elle n'aimait pas la tournure que prenait les choses. Tout était beaucoup trop platonique et banal.

- Raconte moi ta vie.
- Oh ! Ma vie n'a rien de palpitant tu sais...
- Alors, parle moi de toi !
- J'ai toujours été seule. Pas que je n'ai pas d'amie ou de famille. Mais ma mère est partie de chez moi, j'avais à peine sept et mon père a fini par se noyer dans le travail. Je ne lui en ai jamais voulu et on a toujours été étrangement porches tous les deux, même si on se voyait peu. J'aime sortir et trainer le soir tard dans les rues. C'est pas comme si j'avais absolument envie d'aller en boite ou de boire comme un trou. C'est juste le fait de... sortir, je pense. J'aime danser aussi. Quand je sors, je danse et ma meilleure amie boit. On se partage le travail, si on veut. Je joue du violoncelle. Enfin... j'en jouais. Il y a eu une période où je n'aimais pas être seule et j'avais l'impression que la musique était comme une sorte de compagnie, comme un truc réconfortant. Puis un jour, j'ai arrêté... Je n'en ressentais plus le besoin, surement. Maintenant, je m'y fais. En fait, j'aime être seule. J'aime être entourée aussi ! Mais c'est juste qu'en étant seule, j'ai l'impression que personne ne peut percer ma bulle où s'introduire dans mon monde. Une forme de sécurité, je suppose. Quoi d'autre... ? Je n'ai jamais passé mon permis. L'idée de conduire ne me plait pas. J'adore cuisiner ! Je pourrais passer des heures entières dans une cuisine, et j'aime manger aussi. C'est surement pour ça que j'ai quelques kilos en trop. Bref. Je fumais avant, mais j'ai du arrêter. Et des fois c'est vraiment dur. J'aime profondément les enfants, c'est toujours un truc qui m'a attiré. Je fais des études de médecine. Je termine ma thèse, d'ailleurs.

Il se plaisait à l'écouer parler, étendu sur son lit.
Elle avait une voix grave, un peu cassée, et il trouvait ça apaisant.


... J'aime lire. Beaucoup. J'ai des tonnes de livres chez moi et j'ai toujours un bouquin dans mon sac. Je suis lunatique. Dans le sens profond du terme. Le temps et l'environnement a toujours un drôle d'effet sur mon moral. J'ai toujours trouvé cela curieux, d'ailleurs. Mais je vais pas être désagréable pour autant, ou ignorer les gens quand je suis de mauvaise humeur. Je déteste la politique et je ne suis jamais allée voter. J'ai un petit chaton depuis trois mois, et tu ne devineras jamais comment je l'ai baptisé... Tom !

Il sourit en fermant les yeux.
Elle s'inquiétait presque du silence qui lui répondait au bout du fil.


... T'es toujours là ? Je ne sais pas, tu ne réponds pas ! Ca va finir par m'inquiéter... Vraiment.
- Non non. Je suis encore là. Je t'écoute, c'est tout. Tu as une très jolie voix.
- Merci. Je parle beaucoup alors...
- Ca ne me dérenge pas. J'aime t'écouter parler.

La draguait-t-il? Il se posait sérieusement la question.
Elle sentit son ventre se serrer d'une agréable manière.


- Et toi ?
- Quoi, moi ?
- Qui es-tu ?

Il ne voulait pas répondre, parce que ça l'amènerait obligatoirement à parler de choses qu'il n'avait pas envie d'aborder. Il voulait simplement penser à autre chose ou passer un moment avec la tête vide. Après tout, elle n'avait pas besoin de tout savoir de lui. Du moins, pas encore. Il ne se sentait pas la force de se livrer. Comme si un poid pesait au fond de son ventre et l'empéchait de parler. Il avait l'intime conviction que s'il lui parlait de sa vie ou de ses problèmes, il allait finir par craquer et pleurer jusqu'à en plus pouvoir.


- Moi, c'est Tom. Allemand. J'aime la France. L'Allemagne ne me manque pas tellement. J'aimais profondément la musique avant. Mais il y a eu un moment où elle me faisait plus pleurer que sourire.
- C'est bien de pleurer, non ?
- Je ne sais pas. J'ai toujous évité de pleurer. Ce n'est pas quelque chose que je fais facilement. Ce n'est pas que rien ne m'atteint ou que je ne peux pas être ému... C'est juste que je n'y arrive pas. C'est bloqué quelque part. Je comprends pourquoi tu as l'impression de m'avoir déjà vu. Et tu m'as surement déjà vu. Mais je ne veux pas te dire pourquoi. Je préfère juste que ton opinion sur moi ne change pas à cause de ça.

Il devinait ses sourcils se froncer ou un air interrogateur sur son visage.

... Rassure toi, je n'ai tué personne. Je veux juste que tu saches qui je suis et pas ce que j'ai pu être. Tu comprends ?
- Pas vraiment. Mais je respecte. Après tout, ce n'est qu'un détail...
- Serais-tu libre un midi pour qu'on mange ensemble ?
- Oui. Samedi ?
- Parfait.
- Où ?
- Je ne sais pas. Où tu veux...
- Ciao Bella ?
- Tu veux manger italien ?
- Tu préfères manger allemand ?
- Arrête de répondre par une autre question.
- Je pourrais te dire la même chose.
- Ok ! Un point pour Jade. Va pour le restaurant italien alors !
- Midi ?
- Midi.


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Samedi 14 Mars, Restaurant Ciao Bella, 12h21


Elle poussa la porte du restaurant avec hate et balaya la salle du regard. Ses yeux se posèrent sur un homme, au fond du restaurant attentif au spectacle de la rue. Il portait un pantalon noir en toile et un pull fin blanc qui faisait parfaitement ressortir son bronzage. Ses dreads étaient négligeament enpilées sur sa tête. Il tenait sa tête dans ses mains et semblait jouer nerveusement avec son piercing. Elle sourit, presque tendrement et s'avança jusqu'à la table. Il leva les yeux vers elle et sembla pris au dépourvu, ne sachant pas trop quoi faire.


- Excuse moi, je suis très en retard !

Elle semblait essouflée et un peu génée.
Il se leva et posa une bise sur ses deux joues avant de se rassoir. Elle enleva son parcat beige signé Burberry et s'assit lourdement en face de Tom. Elle souffla un peu et lui sourit.

- J'étais à l'hopital pour une urgence.
- C'est pas grave.

Un silence s'installa. Bien qu'ils aient parlé ensemble un long moment au téléphone, il avait encore l'impression d'être un étranger pour elle. Ce qui en soit était tout à fait normal puisqu'ils ne se connaissaient depuis même pas une semaine. Pourtant, il s'était attaché. Trop, peut être. Il avait l'impression de s'accrocher à elle comme à une bouée de sauvetage. Pourtant ce n'est pas ce qu'il voulait. Il ne savait d'ailleurs pas précisement ce qu'il voulait mais il ne voulait pas qu'elle soit juste là pour appaiser ses maux ou l'aider à régler ses problèmes. Il voulait profiter du soleil qui brillait à travers la vitre ou du fait qu'elle pourrait lui apprendre à vivre normalement, sans toute la notoriété qui lui a longtemps collé à la peau.


- Tu auras ton diplome quand ?
- Je rends mon dossier début Mai et l'oral sera surement mi-Juin.
- D'accord.
- Et toi tu fais quoi dans la vie ?
- Rien.
- Rien de rien ?
- Voilà !


Elle ria et il la remercia silencieusement de ne pas poser plus de questions. Elle se sentait un peu frustrée à son contact. Elle aurait voulu lui poser des tonnes de questions et tout connaitre sur sa vie. Pourtant le ton qu'employait Tom ou le regard qu'il lui lançait la dissuadait à chaque fois. Elle en venait même à se dire qu'il lui rendait moins qu'elle lui donnait. Et elle avait l'impression de savoir qu'il ne le faisait pas expret, que c'était juste qu'il ne pouvait pas. Elle en était attristée plus pour lui que pour elle-même.



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Il tournait la petite cuillère dans sa tasse de café à moitié vide, l'écoutant parler attentivement. Il buvait littéralement ses paroles et avait l'impression d'être complètement ininteressant lorsqu'elle abordait un sujet, aussi banal soit-il. Elle semblait si embalée et de bonne humeur lorsqu'elle parlait que cela faisait naitre un sourire sur les lèvres de Tom à chaque fois. Il la détailla encore. Un slim en jean. Une chemise blanche. Un foulard noir. Des ballerines de la même couleur. Ses cheveux tirés en chignon dont quelques mèches retombaient sur son visage. Elle ne portait pas de maqullage. Et Tom pensa que le naturel lui allait bien.


- Tu veux qu'on sorte un peu ?
- Oui, pourquoi pas.
- Je vais régler, je reviends.
- Non, c'est moi qui t'ait invité.

Il était pret à se lever. Elle le retint par le bras. Il en frisonna presque et se dit que ce n'était vraiment pas normal. Elle l'implorait presque du regard et il en fut contraint de s'assoir.


- J'y tiends.

Elle sortit un porte-feuille de son sac et se dirigea vers le coutoir. Il remarqua les quelques kilos en trop dont elle parlait au téléphone. Elle avait de jolies hanches, c'est vrai. Il trouva que cela lui allait bien. Ca la rendait moins sèche et imposante. Ses rondeurs se fondaient presque en elle. C'était naturel. Point.



- Voilà ! C'est partit mousallion.

Il rit de son expression un peu enfantine. Il se sentit bien depuis presque quatre ans. Le soleil brillait et une femme marchait à côté de lui. Il se sentait serein et se rappela la sensation que cela procurait. Personne ne l'attendait chez lui mais pourtant tout était à ses côtés. Et sans s'en rendre compte, Jade faisait peu à peu partie de ce Tout. Et aujourd'hui il était bien.


Peut être même trop bien.







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Pauline is back ! : ) Les vacances étaient bonnes mains j'étais tout de même contente de rentrer chez moi. Merci pour vos commentaires et votre attention. Aparament j'en ai surpris plus d'une qui croyait que je parlais de Bill et non de Tom. Ma mission est donc acomplie. Je voulais semer le doute en vous, vous remarquerez que c'est pour ça que dans sa description il n'y avait ni nom ni portrait physique précis...
So, voilà le début du chapitre 2 qui est passé comme une lettre à la poste. Je l'aime plutot bien d'ailleurs et j'espère que vous l'aimerez aussi... J'attends toujours des commentaires construits, bien sur. ; ) Je suis en train de terminer la partie 2 qi me donne du fil à retordre. Donc si vous êtes très gentilles, très sages et très inspirés dans vos commentaires, une suite pourrait venir très vite. A vous de voir...


Pauline.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 10:57

Modifié le mercredi 06 août 2008 05:18

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