Ses talons résonnaient sur le bitum parisien qu'elle connaissait déjà par coeur. Ses pieds douloureusement coincés dans des escarpins noir vernis avançaient surement sur le boulevard Saint Germain. Son énorme sac à main noir signé Yves Saint Laurent lui semblait horriblement lourd. Elle avait de l'argent, c'était une évidence. Elle ne s'en cachait pas, elle n'en jouait pas. Elle l'utilisait. Point. Le ciel gris la menaçait d'une averse à tout moment. D'où son parcat beige dont elle avait l'habitude de remonter le col, qui laissait entrevoir le satin d'un haut couleur prune. Un pantalon en pince grise glissait souplement sur ses fines jambes au rythme de ses mouvements. Jade Kristen, de son nom, n'avait rien de spécial. Elle n'était pas spécialement belle. Pas spécialement douée pour quoi que ce soit. Elle n'était ni spécialement grande, ni spécialement bien faite. Elle s'en portait pourtant très bien comme ça. Brune aux cheveux raides, ce jour-là attachés en chignon négligé, elle jouait de ses grands yeux noirs à moitié cachés sous une frange parfaitement droite. Une frange qu'elle s'appliquait à couper régulièrement. Elle avait surement quelques kilos en trop et ne s'en cachait pas. Ces rondeurs lui allaient même plutot bien et lui donnaient le charme d'une femme mure qui a su garder une certaine beauté. Jade avait hértié des longues et fines jambes de son père allemand et du teint hâlé d'une mère italienne. Une mère qu'elle considérait plus comme une génitrice qu'autre chose. Elle avait quitté le foyer conjugal après une drame famillial, laissant derrière elle une mari qui se noyait dans le travail et une petite fille de sept ans. Afin de combler le manque des deux parents, son père la couvrait de cadeaux sans réaliser que sa fille avait plus besoin de sa présence que de son argent. Elle ne lui en avait pourtant jamais voulu, esssayait au mieux de comprendre son père et lui rendait visite une fois par semaine. Avec l'habitude, cette journée-là devenait plus pour elle une formalité qu'autre chose mais elle savait que cela faisait plaisir au seul homme qui ait toujours compté dans sa vie. Parce que Jade avait une vie amoureuse assez vide, et en était la cause. Elle était célibataire depuis maintenant trois mois. La rupture n'avait pas été très douloureuse, puisqu'elle nétait pas très attachée. C'était d'ailleurs cela son problème, elle ne parvenait pas à s'attacher à n'importe quel homme. Pour cause, Jade n'avait jamais eu beaucoup de chance en amour. La seule fois où elle était réellement tombée amoureuse, c'était durant ses années de lycée et le jeune homme en question avait du déménager. Depuis ce jour, Jade s'était pormis de ne plus jamais tomber amoureuse. Et elle n'avait aparament jamais failli à sa promesse. Il fallait donc l'avouer: Jade aimait la vie, c'était la vie qui n'aimait pas Jade. Derrière ses airs de femme riche que rien n'atteint, elle cachait de lourdes épreuves qui l'avaient endurdi au fil du temps.
Jade n'était pas une grande réveuse. Plutot terre à terre, la seule chose en laquelle elle croyait était la médecine et ses biens faits. Elle ne croyait en aucun Dieu et en aucune de ces vies qui pourraient exister après la mort. Elle suivait la science, n'en étant pas moins spirituelle. Elle s'efforçait d'aimer la vie et y consacrait tout son temps. A miantenant vingt-sept ans et en dernière année de médecine, elle aspirait simplement à devenir un bon médecin et à sauver des vies. Jusque là, elle s'en était plutot bien sorti et c'était d'ailleurs une de ses seules fiertés. La deuxième étant ce petit et coquet apartement dans un petit immeuble sans ascenseur qu'elle avait tout de même payé une fortune. Elle n'y passait que très peu de temps, si l'on compte toutes ses heures de cours et ses virées dans les rues parisiennes. Pourtant elle s'y sentait bien. Elle y habitait depuis maintenant presque cinq ans et n'y dormait pas seule la plupart du temps. Sa meilleure amie y avait amené quelques affaires et venait passer la nuit chez elle. C'était moins fréquent maintenant. Parce que Jade travaillait sur sa thèse et qu'Axel, la meilleure amie en question était en couple depuis peu.
Entre ces deux-là, ce fut un vrai coup de foudre. Elles s'étaient connues par l'intermédiaire d'une copine qu'elle avaient en commun et depuis, ne s'étaient plus lachées. Après le départ de sa femme, le père de Jade avait trouvé la bonne idée de faire venir Axel plus souvent à la maison pour réconforter sa fille. Et Jade était éternellement reconnaissante à Axel d'avoir était présente pendant plus de vingt ans dans sa vie.
Elle sourit en sentant son portable vibrer dans son sac. A coup sur c'était Axel. Elle fit exprés de laisser sonner pour l'embéter et continua à marcher comme si de rien était, un sourire amusé sur ses fines lèvres. Elle aimait bien sa vie. Assez tranquile bien que peu routinière. Elle essayait de ne pas rentrer dans un cycle et de profiter de la vie. Pourtant au fond d'elle, elle savait qu''il lui manquait quelque chose. Jade avait toujours été en quête perpétuelle du bonheur, sans jamais le trouver vraiment.
Jade n'était pas une grande réveuse. Plutot terre à terre, la seule chose en laquelle elle croyait était la médecine et ses biens faits. Elle ne croyait en aucun Dieu et en aucune de ces vies qui pourraient exister après la mort. Elle suivait la science, n'en étant pas moins spirituelle. Elle s'efforçait d'aimer la vie et y consacrait tout son temps. A miantenant vingt-sept ans et en dernière année de médecine, elle aspirait simplement à devenir un bon médecin et à sauver des vies. Jusque là, elle s'en était plutot bien sorti et c'était d'ailleurs une de ses seules fiertés. La deuxième étant ce petit et coquet apartement dans un petit immeuble sans ascenseur qu'elle avait tout de même payé une fortune. Elle n'y passait que très peu de temps, si l'on compte toutes ses heures de cours et ses virées dans les rues parisiennes. Pourtant elle s'y sentait bien. Elle y habitait depuis maintenant presque cinq ans et n'y dormait pas seule la plupart du temps. Sa meilleure amie y avait amené quelques affaires et venait passer la nuit chez elle. C'était moins fréquent maintenant. Parce que Jade travaillait sur sa thèse et qu'Axel, la meilleure amie en question était en couple depuis peu.
Entre ces deux-là, ce fut un vrai coup de foudre. Elles s'étaient connues par l'intermédiaire d'une copine qu'elle avaient en commun et depuis, ne s'étaient plus lachées. Après le départ de sa femme, le père de Jade avait trouvé la bonne idée de faire venir Axel plus souvent à la maison pour réconforter sa fille. Et Jade était éternellement reconnaissante à Axel d'avoir était présente pendant plus de vingt ans dans sa vie.
Elle sourit en sentant son portable vibrer dans son sac. A coup sur c'était Axel. Elle fit exprés de laisser sonner pour l'embéter et continua à marcher comme si de rien était, un sourire amusé sur ses fines lèvres. Elle aimait bien sa vie. Assez tranquile bien que peu routinière. Elle essayait de ne pas rentrer dans un cycle et de profiter de la vie. Pourtant au fond d'elle, elle savait qu''il lui manquait quelque chose. Jade avait toujours été en quête perpétuelle du bonheur, sans jamais le trouver vraiment.
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Lui, personne ne connaissait son nom dans cette ville. Ou plutot, plus personne ne connaissait son nom. Il faisait la couverture de tous les magazines d'adolescentes et tenait, sans le savoir vraiment, la vie de milliers de filles entre ses mains. Lui, a toujours été mis sur le devant de la scène, éblouissant les projecteurs, brulant les planches, faisant hurler les foules. Il était doué. Ca ne faisait aucun doute. Il avait appris très vite à contrôler ses moindres faits à gestes, à toujours sourire au grand jour. En somme, il avait grandi bien plus vite que la moyenne, bien plus vite qu'il ne l'aurait jamais imaginé. En observant bien, on aurait pu voir, dans ses grands yeux chocolats, toutes les routes qu'il avait parcouru, toutes les villes qu'il avait marqué de son talent. Lorsqu'il montait sur scène, tout le monde retenait son soufle. Il ne disait rien, se contentait de sourire, mais de sa démarche assurée et de son regard marquant, il s'imposait. Il disait "Silence. J'arrive." . Il ne vivait que pour cela en somme. Avant. Tout cela, c'était avant. Avant la charge de travail trop lourde. Avant la dissolution du groupe. Avant ce soir-là, ce fameux 23 Octobre 2011 où Tokio Hotel nétait plus que Hotel à fric. Où les filles ne se contentaient plus de son talent mais de son physique. Ce soir-là fut le dernier. Le rideaux est tombé, les projecteurs se sont etteints et les paillettes n'étaient plus. Ce soir-là fut le début de la fin. La descente aux enfers. Il était reparti en Allemagne, son pays natal, en quête d'un second souffle. A la recherche d'une vie, moins palpitante et passionnante, mais de quelque chose qui au moins l'empècherait de penser. Rien. Tout lui parraissait fade. Et bien plus fade encore, il ne touchait plus à la musique. Ce qui autre fois faisait sa vie, n'avait maintenant plus de sens. Il n'avait vu de paroles dactylographiées ou entendu de notes de guitare depuis des années. Il avait fait semblant, pendant presque un an. Une année entière où il lutait pour paraitre convainquant dans le rôle du type qui a réussi à reconstruire sa vie. Mais un beau jour, en se levant un matin, tout lui est apparu plus claire et limpide que jamais. Il avait tenté mais avait échoué. Alors sans prévenir personne, il a pris ses clics et ses clacs, puis la poudre d'escampette. Même pas un au revoir. Même pas pour son frère jumeau qui n'en était plus vraiment un à présent. Il avait pris un billet d'avoin pour la France et s'était installé dans une chambre miteuse d'un un hotel miteux, dans une rue parisienne miteuse. Jusqu'à trouver un petit apartement qu'il n'a rempli que de quelques meubles et de son ame érante. Quatre ans maintenant. Quatre ans qu'il avait etteint son téléphne portable dernier cri, qu'il s'était pour ainsi dire coupé du monde et qu'il tournait en rond entre ses quatre murs avec pour seule compagnie un peu de canabis et quelques shoots d'héroïne de temps en temps. Il sortait, en fin de journée en général, trainant de bars en bars jusqu'à s'engoufrer dans cette habituelle ruelle sombre qu'il appelait avec sarcasme le tunnel de la mort. Toujours le même dealer qui l'attendait, toujours les mêmes échanges effectués. Et il s'en retournait chez lui où les volets n'avaient pas été ouverts depuis des mois. Il se breuvait de substences illicites dans l'espoir d'oublier. Oublier qu'il n'avait plus parler à son frère jumeau depuis quatre longues années. Oublier que les seuls amis qu'ils n'avaient jamais eu avaient du ignorer son absence et continuer leur vie comme si de rien était... Et il s'endormait las et fatigué, à même le sol, au pied du lit, entouré de bouteilles de bierre vide et de boites de pizza qu'il n'avait pour la plupart même pas ouvertes.
Il avait troqué son look un peu particulier pour des vêtements plus normaux. Son visage avait muri et sa peau s'était légèrement foncée avec le temps. Les seules choses qu'il arrivait encore à faire étaient de prendre une douche et se raser. L'age et les épreuves lui avaient donné du charme en plus. Et dans son jean simple et son pull gris dont le col en V laissait apparaitre un peu de son torse toujours imberbe, il en faisait se retourner plus d'une. Mais lui, il ne le savait pas. Très sincèrement, il n'en avait fichtrement rien à faire. Il dévala les escaliers de son petit immeuble et longea une des nombreuses rues perpendiculaires au boulevard qu'il remontait quotidiennement. Et ce jour-là ne fit pas exception. Il tourna sur la gauche et leva les yeux sur la pencarte bleue "Boulevard Saint-Germain" pour les reposer sur ses converses usées et trouées. C'était pour lui une simple façon de se cacher du monde, même si interrieurement il hurlait à l'aide.
Il avait troqué son look un peu particulier pour des vêtements plus normaux. Son visage avait muri et sa peau s'était légèrement foncée avec le temps. Les seules choses qu'il arrivait encore à faire étaient de prendre une douche et se raser. L'age et les épreuves lui avaient donné du charme en plus. Et dans son jean simple et son pull gris dont le col en V laissait apparaitre un peu de son torse toujours imberbe, il en faisait se retourner plus d'une. Mais lui, il ne le savait pas. Très sincèrement, il n'en avait fichtrement rien à faire. Il dévala les escaliers de son petit immeuble et longea une des nombreuses rues perpendiculaires au boulevard qu'il remontait quotidiennement. Et ce jour-là ne fit pas exception. Il tourna sur la gauche et leva les yeux sur la pencarte bleue "Boulevard Saint-Germain" pour les reposer sur ses converses usées et trouées. C'était pour lui une simple façon de se cacher du monde, même si interrieurement il hurlait à l'aide.
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Imaginez...
Paris. La plus belle ville du monde. Capitale de la France. Les champs Elysées. La Tour Eiffel. Montmartre. Le Louvre. Et plus encore... Deux millions d'habitants. Plus de cinquante millions de touristes par an. Des filles à la pointe de la mode. Des mecs au sommum de la frime. Des loyers au prix du salaire annuel d'un smicard. L'argent. Le travail. La vie, en somme. Un grouillement de fourmis. Chaine humaine où chacun cherche sa place. Des prostituées. Des hommes d'affaires frustrés. Des mères de famille esselées. Des SDF en bas des immeubles les plus cotés. Cent quarante trois accidents par jour. Commerce légal. Commerce souterrain. Paris, ville du jour. Pairs, ville de la nuit. Aux multiples facettes. Ville où le monde entier rêve d'aller. Ville où personne ne souhaite y vivre.
Dans trois secondes, un homme et une femme vont se croiser. Leurs destins vont s'emméler pour, peut être, ne plus jamais se défaire.
Trois secondes
Elle baisse la tête en souriant, pensant à sa meilleure amie qui fulmine surement devant son portable
Deux secondes
Il observe pour la -peut être- trente et unième fois le trou sur le côté droit de sa converse gauche
Une seconde
Elle ressent comme un coup dans son épaule et relève la tête pour croiser un océan de chocolat...